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Le développement des turbines d’hélicoptère que nous inventons et fabriquons repose depuis de nombreuses années sur de nombreux critères. Parmi ces derniers : la réduction de la consommation de carburant et en conséquence des émissions de gaz à effet de serre, la réduction des émissions polluantes, la réduction du bruit, choix de matériaux et de procédés de fabrication et de maintenance respectant l’environnement.
Les moteurs actuellement développés sont largement en dessous des normes de rejets dans l’atmosphère. Dans ce domaine, l’activité recherche et développement dédie 20 % de son budget dans des programmes de réduction des émissions atmosphériques, des nuisances sonores et de limitation de l’utilisation des matériaux et procédés à risque.
Il s’agit de choisir des matériaux, produits et procédés non polluants utilisés dans les activités de fabrication, de maintenance et de réparation, de rechercher et de sélectionner les substituts, d’anticiper les risques potentiels dès la conception des produits, des procédés et des installations et à mener des analyses de risques afin de corriger les insuffisances possibles.
Turbomeca participe à de nombreux programmes européens visant, d’une part à développer des démonstrateurs technologiques de chambres à basses émissions de polluants, et d’autre part, à se doter d’outils de simulation adaptés et validés pour ce type de problématique. L’implication de Turbomeca s’inscrit dans la durée. Citons notamment la participation au programme de recherche européen Low NOx III pour la réduction des oxydes d’azote et des fumées à la fin des années 90, jusqu’au lancement en début 2004 du programme INTELLECT D.M. visant à optimiser ce type de chambre dans tout le domaine de fonctionnement d’un moteur aéronautique. Ces recherches et les investissements importants associés ont été réalisés pour trouver des solutions permettant de réduire les émissions polluantes et pour mettre au point des procédés alternatifs.

L’intérêt des agrocarburants repose sur l’idée que le CO2 émis lors de leur combustion est partiellement compensé par la fixation du CO2 nécessaire à la croissance des plantes dont ils sont issus. Turbomeca est leader sur le programme européen DREAM, qui vise la démonstration, notamment en terme d’endurance, de turbines fonctionnant avec des carburants alternatifs de deuxième génération (non issus de produits alimentaires) dès 2010, et suit avec attention le programme CALIN piloté par Snecma. De plus, des travaux sont actuellement en cours pour étudier la faisabilité de l’utilisation de biogaz (gaz issu de station d’épuration) comme carburant pour alimenter un turboalternateur (programme européen AFTUR).
